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À l’approche ! 

Ce matin, Ian Lipinski et son Class40 Crédit Mutuel sont à 150 milles de la ligne d’arrivée de la 12e Route du Rhum – Destination Guadeloupe, la première pour le skipper et son bateau. Deux séquences se présentent au tandem. La première est dans la prolongation de ces journées qui viennent de s’écouler, alizé dans le dos (parfois de travers). La seconde s’ouvrira une fois que Ian aura paré la bouée de la Tête à l’Anglais, ce petit îlet qui pointe à l’extrémité nord de Basse-Terre. Il est à moins de 100 mille de l’étrave de Crédit Mutuel, qui avance à 10 nœuds environ, et qui l’atteindra très probablement à l’heure où vous traverserez l’open space en criant « Bon week-end à tous ! ». Comme tout le monde. 

S’ouvrira alors la deuxième séquence : le tour de la Guadeloupe. De mémoire de marin, on a connu arrivée plus facile. Une fois que le bateau pointe vers le sud, sur la côte ouest de Basse-Terre, il est privé du flux constant de l’alizé en raison des reliefs de l’île, qui culminent à 1467 m d’altitude grâce à la Soufrière, ce volcan en activité qui trône au-dessus de la Guadeloupe, et que les Guadeloupéens surnommeraient affectueusement « vié madanm la », soit la « vieille dame », altière et menaçante.

Sur l’eau, les zones de dévent sont nombreuses, et il est bien difficile de les identifier avant de sentir les voiles faseyer. Parfois, la solution est au large. Parfois, elle est au plus près des côtes. Il y a neuf jours, pour l’arrivée de Charles Caudrelier, une équipe du Team Gitana était venue cartographier les zones de vent pour affiner le routage du Maxi Edmond-de-Rothschild, une assistance autorisée pour les trimarans. Il suffirait que l’angle du vent soit très légèrement décalé pour que cette cartographie soit obsolète. Et, de toute façon, les Class40 n’ont pas accès à ces infos.

Pour embêter les marins – en réalité pour sacraliser l’arrivée –, l’organisation de la Route du Rhum impose de laisser à tribord une bouée, au sud de Basse-Terre, pour faire revenir les marins à la côte juste avant qu’ils s’engouffrent dans le chenal des Saintes. Ce goulet assure presque aux marins de se retrouver à l’arrêt durant quelques minutes. Mais combien ? Là est la question. Ah ! Nous allions oublier qu’en cette période, le ciel est bleu… mais pas toujours. Des orages, courts et brutaux, déferlent régulièrement dans toute la zone de la Guadeloupe à intervalles irréguliers.

Ian Lipinski va bientôt faire face à une nouvelle configuration de course, à un nouveau défi. À un nouvel effort. Notre petit doigt nous dit qu’il s’y prépare avec détermination.

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