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Du cœur à l’ouvrage

Après deux jours de mer dans cette étape 2 qui mène de Lorient à Fort-de-France, la flotte des Class40 s’est exfiltrée du golfe de Gascogne. Deux jours de vents soutenus et de mer formée, un régime usant pour les skippers. Ce mercredi matin, l’avant-garde du peloton a fini de contourner le cap Finisterre, la pointe nord-ouest de la péninsule ibérique. La voici qui entreprend sa descente le long des côtes du Portugal, et ce n’est pas de tout repos. Ian Lipinski et Antoine Carpentier vont devoir envoyer et renvoyer de la toile dans des conditions variables et des vagues de plus de trois mètres. Pour l’heure, le duo du Class40 Crédit Mutuel fait face à un vent soutenu (27 nœuds, annoncent les fichiers) qui va glisser vers le continent sous la pression d’une dépression située plus à l’ouest. Ils bénéficieront alors d’un vent de nord-ouest plus léger qui les touchera de côté, puis par l’arrière dans l’après-midi. 

Le hic, parce qu’il y a un hic, est qu’une dorsale anticyclonique va ensuite prendre la main sur le terrain de jeux, le long du Portugal. Ian et Antoine, comme la tête de course, doivent tirer le meilleur du vent pour échapper à ce moment de vents faibles et d’allure ralentie. 

Les deux marins font ce qu’il faut pour cela : avec leur mât et leur grand-voile qui datent un peu, ils occupent la huitième place du classement, à 13 milles de la queue d’un groupe d’échappés où ne figurent que des bateaux neufs, à 18 milles du Class40 skippé par Ambrogio Beccaria, ancien équipier de Ian. Pointer en huitième position à la sortie du golfe de Gascogne après les mésaventures du début de course et l’application d’un plan B, ce n’est pas une performance, c’est du grand art ! 

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