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Le bateau

Le Class40 Crédit Mutuel

Résolument Innovant un Scow (1) avec un faux nez…

Le futur Class40 Crédit Mutuel sera indéniablement novateur. Sa silhouette, son toucher de barre et, sans doute, ses performances s’annoncent remarquables. Il suffit de savoir que son architecte est le premier à avoir introduit les étraves rondes en course au large pour avoir une idée de ce à quoi il faut s’attendre.

En 2010, l’architecte naval David Raison défraie la chronique du monde de la course au large. Il vient de concevoir, dessiner et construire un Mini(2) en forme de Scow. Son étrave est ronde. On dirait un “Magnum” (la célèbre glace) posé sur l’eau.

Il lui faudra près de deux ans de travail, de courage et de détermination pour optimiser son bateau et trouver son mode d’emploi.

En 2011, lorsqu’il remporte la Mini Tran- sat(3), il ne laisse aucune chance à ses adversaires. Son bateau est largement au-dessus du lot.

L’objectif était de garder l’esprit “Maximum” :
un bateau fun, facile et sécurisant

En 2013, il dessine une version optimi- sée de ce “Mini-Scow” : le “Maximum”. Le bien-fondé de ce concept architec- tural se confirme, le bateau est rapide et agréable. Le Maximum et son skipper, le Lorientais Davy Beaudart, collectionnent les podiums. Lorsque Ian Lipinski prendra sa barre en 2016, il remportera toutes les épreuves du circuit Mini pendant deux ans. Le nez rond de ce Mini-Scow a inspiré de nombreux architectes, mais ses perfor- mances restent jusqu’à présent inégalées.

Lorsque Ian demande à David Raison de dessiner son futur Class40 Crédit Mutuel, le Maximum est clairement dans leurs projections. Impossible cependant de le reproduire à l’identique en 40 pieds : la jauge Class40 interdit les étraves rondes. “L’objectif était de garder l’esprit “Maxi- mum” : un bateau fun, facile et sécurisant en l’adaptant aux contraintes d’une carène plus longue et aux restrictions de la jauge Class40”, précise David Raison.

Le regard de l’architecte David Raison

L’étrave est très haute !

“Vu de dessus, le bateau reste dans les standards de ce qui se fait au- jourd’hui, mais nous avons travaillé différemment sur les lignes longitudi- nales et sur la façon dont le bateau va entrer dans les vagues. Il en résulte un brion (partie de l’étrave au-dessus de la ligne de flottaison) très haut et des élancements avant sans pré- cédent en Class40. En fait, c’est un Scow, auquel on a ajouté une étrave, comme un “faux-nez” afin de négo- cier au mieux les contraintes de la jauge. Les volumes sont reculés, le centre de gravité aussi : il est là où le bateau est le plus large. Cela permet de lui donner de la puissance. Il a fal- lu bien travailler l’équilibre général.”

Gréement et appendices (4) : (presque) rien à signaler

“Pour le gréement,nous avons adopté le mât à un étage de barre de flèche(5). C’est de toute façon la seule chose sur laquelle nous pouvons jouer, car la jauge interdit de reculer la bôme(6). Nous avons en revanche augmenté un peu la surface de la grand-voile en reculant son centre de gravité (de façon à être en phase avec l’équilibre général du bateau). Pour les appen- dices, là aussi, nous sommes restés dans ce qui se fait aujourd’hui.”

Le roof(7) : franchement atypique

Afin d’accompagner les volumes de la carène et la puissance générale du bateau, le roof est lui aussi très innovant : il est très, très, long.

“C’était structurellement intéressant…”, précise l’architecte.“Cela va donner un look particulier au bateau.”

Un travail d’équipe

Il va être aérien !

“Ce dossier est passionnant !”, sou- rit l’architecte. “C’est hyper prenant, c’est un projet à 900 h environ, mais ce n’est pas grave. D’autant que la relation de travail est très agréable, Ian et Sébastien sont confiants et patients. Nous communiquons beau- coup. J’ai hâte de le voir ! Il va être aérien… Ce bateau va avoir de la gueule !”

Un bateau différent

“Le comportement de ce Class40 sera différent de celui des autres. L’approche architecturale est dif- férente. Les acteurs sont différents. J’essaie de travailler sans tabou. Le Lift40(8) a placé la barre très haut. Je suis curieux de voir ce que va faire Sam Manuard(9) avec le prochain Mach40. Mais ce sera ma troisième génération de Scow. Les autres ar- chitectes en sont à leur première ou leur deuxième génération. J’espère garder un peu d’avance.”

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