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Le vent, une quête perpétuelle

Julien Pulvé avait raison lorsque, avant le départ de la Transat Jacques Vabre, il expliquait qu’un marin ne trouve jamais simple les conditions de navigation : « Soit il y a trop de vent, soit il y en a trop peu ». Pour l’heure, à l’exception de la descente le long du Portugal, où la flotte des Class40 a trouvé des conditions propices à la vitesse, il faut bien reconnaître que le vent se traîne. Et, du coup, les bateaux ne vont pas bien vite. Cela facilite la question de la stratégie, l’idée directrice étant d’aller là où est le vent, mais même les zones les plus ventilées ne distillent pour l’heure que des vents d’une quinzaine de nœuds. 

C’est le cas ce matin le long des côtes de l’Afrique, que le Class40 Crédit Mutuel a ralliées après avoir traversé les îles Canaries par l’est de Gran Canaria. Dans le sud de l’île, Ian et Julien ont frôlé la côte et tricoté quelques bords pour profiter des effets de site, ces micro phénomènes qui génèrent en l’occurrence une accélération du vent, contraint par sa rencontre avec les reliefs géographiques. Puis ils ont glissé dans l’est, dans une veine de vent que les leaders avaient déjà rejointe. Le temps de reprendre ce gentil tapis roulant de nord-nord est, les écarts s’étaient un peu creusés. Ce déficit supplémentaire pourrait être effacé en cours de journée et surtout la nuit prochaine, lorsque les leaders sortiront de ce flux un peu plus soutenu pour faire face à une nouvelle zone d’instabilités. Il faudra plus que jamais mettre le nez à la fenêtre pour sentir d’où vient le vent, et comment. 

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